Blog des socialistes brestois

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Actualité politique

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lundi, mai 6 2013

Réponse à cette UMP outrancière et amnésique

Il y a quelques jours, Bernard Tapie avait cette phrase assez juste sur le fond : « C’est pas le président, c’est le pays qui est dans la merde ».

La campagne de dénigrement de l’UMP, affichant le visage du président de notre République sous les trombes d’eau de la cérémonie d’investiture et barré du terme « L’échec » en dit long sur la hauteur de pensée de l’opposition de droite de notre pays aujourd’hui.

Le pays ne s’est pas effondré à la suite de la prise du pouvoir par la gauche, comme voudrait nous le faire croire l’UMP par une communication amnésique. Au contraire, nous avons subi un affaiblissement progressif et lent de notre pays, depuis de nombreuses années, par des politiques libérales, prônées par cette droite aujourd’hui railleuse. Ces politiques ont petit à petit grignoté les marges de manœuvre de nos sociétés et de nos économies, pour remplir les poches d’une minorité de plus en plus riche. Cette minorité qui choisit d’émigrer en Belgique, en Grande Bretagne ou ailleurs et déserte le territoire après en avoir tiré les bénéfices.

Reconstruire sur les décombres d’une politique libérale qui a joué du clientélisme, de la facilité et du court terme pendant plusieurs mandats ne se fera certainement pas en 365 jours. Qui peut croire à cette bêtise ? Il est toujours plus facile de supprimer, de casser, que de reconstruire. Et c’est à 10 années de déconstruction que nous faisons face.

En effet, la France est en grande difficulté. En effet les français vivent des heures difficiles avec un avenir qui n’est pas comme nous le souhaiterions, mais ce ne sont surement pas aux pyromanes de donner des leçons.

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dimanche, avril 21 2013

Transparence : entre le trop et le pas assez

FHBeaucoup de débats après l’annonce du Président sur les mesures de transparence. Chacun y va de son analyse personnelle et de ses croyances sur la sincérité ou non des chiffres affichés. Mais la question n’est pas vraiment là.

Après la déflagration Cahuzac, c’est la légitimité démocratique qui était remise en cause : « Qui sont vraiment ceux qui nous gouvernent ? » Le Président n’était plus dans un mode opératoire classique avec l’annonce d’orientations gouvernementales. Sans nous en rendre compte, nous sommes passés dans une communication de crise. Il fallait éradiquer l’hémorragie de la suspicion, de l’accusation, du tous pourris, cher à une certaine frange politique.

Il n’y a pas de bonne communication de crise. Par définition, on sauve ce qui peut l’être. Mais l’erreur à ne pas commettre est de n’en faire trop peu, car le feu qui couve peut ensuite reprendre après que l’on ait cru l’avoir vaincu.

Le Président a choisi de jouer la carte de la transparence totale des patrimoines de son équipe. Cela ne résout rien en effet, cela fait depuis 1988 que les élus déclarent leurs patrimoines en début de mandat. Mais cette volonté de transparence est d’abord un signe, un signe qui tranche singulièrement avec un passé, pas si ancien.

Probablement que François Hollande est allé trop loin, mais nous aurons tout le temps de rebâtir quelque chose de plus équilibré, une fois sorti de ce temps de crise. On ne fait pas les plans de la future maison quand les lances à incendie sont encore à poste !

Et enfin, les mesures annoncées par le Président étaient dans l’esprit de son programme de campagne. Il ne s’agit donc pas d’un virage, mais bien d’une accélération sur la question de l’éthique en politique.

Image : François Hollande Par Valsts kanceleja ici

vendredi, avril 19 2013

En réaction aux propos de Jean-François Copé

Par Quentin Léon, Coordonnateur du MJS à Brest

Quentin LéonLe 17 Avril, sur Radio Classique, le président de l’UMP Jean-François Copé s’est exprimé, assurant que l’état était gouverné par “deux personnalités faibles”. Ces propos sont condamnables, d’autant plus quand ils viennent d’une droite qui se radicalise et qui, pour faire oublier son échec des dix dernières années, dénonce les quelques maladresses d’un gouvernement qui agit.

Ces propos sont aussi révélateurs d’un manque de connaissances des dossiers. Cela est peut être dû au manque d’assiduité de Jean-François Copé au parlement, en atteste l’observatoire citoyen de l’activité parlementaire (ici).

Dix ans de droite et dix ans d’échecs

Division des français, inflation, manque de croissance, explosion de l’endettement, casse du système de protection sociale, loi TEPA, réforme des retraites injuste, débat sur l’identité nationale, loi de suppression d’un fonctionnaire sur deux, la liste est longue. Le bilan de dix ans de droite est tout simplement calamiteux.

La gauche arrivée en mai 2012 s’est retrouvée à gérer un pays au bord de la faillite, ruiné par les politiques injustes menées jusqu’alors.

Pourtant, elle a fait le choix de l’action, en atteste la place primordiale accordée à l’emploi et la croissance par le gouvernement. La politique menée est dynamique sur de nombreux volets, notamment sociaux et sociétaux. Une politique d’actions impulsée par le président de la République, son Premier Ministre et par l’ensemble des socialistes : remboursement de l’IVG et des moyens de contraception pour les mineurs, vote d’une loi contre les discriminations, réforme de l’éducation, mais aussi vote de la loi pour le mariage pour tous, qui est encore en discussion à l’assemblée nationale, mais qui passera dans les prochains jours.

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vendredi, avril 5 2013

Une malversation ? Et alors ?

pommes.jpgUn ministre a fait une faute. Grave. Il a menti à beaucoup de monde et a trahi la confiance qui avait été placée en lui. Il a aussi trahi les valeurs qu’il s’était engagé à défendre en étant membre du Parti Socialiste.

Quel impact sur mes convictions et mon engagement, sur la confiance que je porte aux nombreux autres élus du PS ? Aucun. Comme le disait ma grand-mère : “Ce n’est pas parce qu’une pomme est pourrie dans le cageot que les autres ne sont pas bonnes à manger”. Elle a su m’inculquer qu’une exception ne constitue en aucun cas une règle et qu’il faut toujours rester optimiste et voir le bon côté des choses. Le bon côté, c’est qu’un malfaisant a été démasqué et qu’il lui a été retiré toutes ses responsabilités. Et vite. C’est quand même satisfaisant quand on pense aux affaires qui ont émaillées le quinquennat précédent et qui ne sont pas encore arrivées à leur terme.

Des coups durs arrivent tous les jours. Ce n’est pas pour cela que l’on abandonne ce que l’on fait ou que l’on change d’opinion au gré des événements favorables ou défavorables. Socialiste, hier ou aujourd’hui, c’est vouloir un monde plus juste, plus humain, plus solidaire où l’avenir de nos enfants sera meilleur que le notre. Cela n’est pas simple à obtenir. En ce moment, il semble que l’humain passe largement après l’argent. La crise et ce qu’elle entraîne en termes de gestion amènent à ce qui ressemble à des reculs sur ce qui a été acquis, par la lutte souvent. J’espère qu’ils ne seront que provisoires. Mais pour remettre la France en meilleure situation, il y a des sacrifices à consentir. Non, ce n’est pas simple.

Mais faut-il pour autant quitter le navire alors qu’il est en pleine tempête ? Certainement pas. Nous sommes plus à l’abri à bord que sur les embarcations de sauvetage qui vont couler, vu la force de cette tempête. La droite peut bien sauter comme un cabri, cela ne changera pas mon engagement. Mélenchon peut bien dire qu’il veut récupérer les “déçus”. Cela ne changera rien non plus.

Le changement pour une société meilleure et plus juste ne s’obtiendra pas facilement mais il faut persévérer. Dans la tempête, on s’arrime et on tient bon. Là, c’est la même chose. Nos élus travaillent : le mariage pour tous, l’égalité salariale, l’éducation, la sécurité, la politique européenne, l’emploi et bien d’autres choses encore, tant au niveau national que localement.

Ils travaillent dur. Ils travaillent bien.

Ils méritent notre soutien et notre confiance. En ce qui me concerne, ils ont l’un et l’autre.

par Gabriel Steffe, adhérent de la section Brest-rive droite

mercredi, avril 3 2013

Affaire Cahuzac : une réponse adaptée du Chef de l’Etat

L’irresponsabilité des actes maintenant avoués par celui qui fut ministre entache le monde politique. A un moment où le pays à d’autres sujets importants à traiter, il crée une crise de confiance, là où l’exemplarité est la priorité.

Si cet épisode est regrettable, il faut acter d’une réelle évolution des réponses, au plus haut sommet de l’état :

  • Démission du Ministre, dès l’ouverture d’une information judiciaire,
  • Renforcement des contre pouvoirs aux politiques, par une plus grande indépendance de la justice,
  • Sévérité des sanctions, par une inéligibilité des responsables politiques en cas de faute avérée.
  • Lutte contre les conflits d’intérêts,
  • Augmentation du devoir de transparence sur les patrimoines des ministres et des parlementaires,

Toute personne peut mentir ou frauder, la duperie est probablement la façon la plus simple de profiter d’un système, sur le dos d’un collectif. C’est vieux comme le monde et Cahuzac n’est ni le premier ni le dernier à avoir trompé son monde. Mais nous ne pouvons pas vivre dans la défiance envers tous, que cela soit dans le milieu politique ou ailleurs. Nous avons raison de faire confiance, aux citoyens comme aux responsables politiques. C’est par les règles collectives et le renforcement des contre-pouvoirs que ces problèmes doivent trouver des réponses.

En sachant attendre l’avis des juges et en engageant un renforcement de la lutte contre les atteintes à l’esprit de l’intérêt général, le Président a permis une sortie par le haut de cet épisode malheureux, pour l’image des institutions et de leurs responsables.

Voir la déclaration du président de la République [ici]

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