Nous sommes à une période charnière. Certes, il reste quelques anciens encore attachés au support papier, mais leur nombre va aller diminuant. L’audio-visuel, internet, la téléphonie mobile, les tablettes ont pris la relève. Dans 20 ou 30 ans, pratiquement tout le monde ira y chercher les informations. Plus dans sa boîte à lettres. Il suffit de regarder autour de soi, en ville, en réunion, à la maison, il y a toujours un moment où nous voyons quelqu’un plongé dans son téléphone et il est souvent sur un réseau social. C’est donc là qu’il faut être. C’est là que nous devons diffuser nos idées. C’est là que nous devons gagner notre place pour toucher ceux que nous ne voyons jamais, les jeunes et ceux qui sont actifs. Ceux qui veulent une information rapide et aisée à décrypter (ce qui n’est pas la qualité première d’un tract !). Ces jeunes et ces actifs seront les “anciens” de demain. Internet et les modes de communication qui se développent feront partie de leur vie.

Il me semble donc important que l’on fasse un peu moins de militantisme “par les pieds” et que l’on passe à une phase de militantisme “d’idées et de réflexion”, pour imaginer le militantisme “de demain”. D’une part pour entrer dans les foyers par ces portes et fenêtres ouvertes par les réseaux sociaux et autres outils offerts par internet. Et d’autre part, pour ramener à la politique une partie plus importante de nos concitoyens, qui n’ont pas le temps et qui trouvent obsolètes ou rébarbatives nos façons de faire.

Ce questionnement pourrait constituer le sujet d’un groupe de réflexion, tel que ceux que nous essayons de mettre en place. Ou pas !

Qu’en pensez-vous ?