On observe d’autre part une progression du plancher commercial en périphérie entre 2006 et 2012 : 82 000 m2 ont été ou sont en cours de création au Froutven (Ikéa), à Kergaradec-Hermitage (Castorama, Intersport, Go Sport, Interiors, Fly, entrepôts ALT en cours de commercialisation…). Dans les prochaines années, la zone du Froutven accueillera en complément Leroy Merlin et Zodio, et le parc de l’Hermitage, objet de renouvellement urbain de la ZAC historique de périphérie, sera destinée à un programme mixte commerce + tertiaire pour une capacité maximale de 65 000 m2 de surface de plancher. Cela démontre l’attractivité commerciale de l’agglomération et nos marges de manœuvre pour qu’elle perdure.

Les parts de marché de l’appareil commercial des communes de Bmo et celui des quartiers brestois sont en augmentation, alors que celles du centre-ville de Brest et du pôle structurant Géant sont en léger recul. On observe un mouvement comparable à l’échelle élargie du Pays de Brest, dont le plancher commercial croît comparativement de manière plus rapide que celui de Bmo. Ceci est à mettre en lien avec une croissance démographique également plus soutenue. Les autres polarités commerciales de Landerneau, Saint-Renan, Lesneven, pour ne citer que les plus importantes renforcent leur attractivité commerciale, ce qui est conforme à la vision politique des élus exprimée dans le volet commerce du SCOT. La chalandise des commerces de Bmo reste stable à 470 000 habitants tous secteurs confondus, avec cependant l’exception notable de l’équipement de la maison qui rayonne au moins sur 830 000 habitants.

Enfin, la vente à distance est la principale destination d’évasion commerciale, les ménages habitant au sein de Bmo effectuant en moyenne 92 % de leurs achats dans l’agglomération, ce qui représente un très bon taux de couverture.

En conclusion, on a bien assisté au rééquilibrage de l’offre entre la métropole et le reste du Pays de Brest, et l’on constate la bonne tenue du commerce de proximité des communes et des quartiers. Pour autant, le développement commercial métropolitain en périphérie de Brest se poursuit à un rythme maîtrisé, dans une gamme étroite de produits destinés à élargir la zone de chalandise globale de l’agglomération.

Ce diagnostic ne peut bien évidemment pas tenir compte de l’impact du tramway, récemment mis en service, qui appelle de nouvelles perspectives.

Pour le centre-ville tout d’abord, dont on a vu le recul en parts de marché. Il bénéficiera certainement, outre de l’accessibilité en tram, de la requalification des espaces publics et de la piétonnisation. La croissance des espaces commerciaux périphériques métropolitains devra se faire dans un contexte peu porteur : ralentissement de la consommation des ménages, stabilité de la zone de chalandise, emprise en recul par rapport aux autres polarités commerciales du Pays de Brest, montée en puissance de la vente à distance… Alors que nous sommes en pleine révision de notre PLU et du zonage commerce, tous ces éléments devront nous guider pour affiner notre politique à la fois sur le plan réglementaire et opérationnel (aménagement) pour donner du sens à ces évolutions. Autant de raisons pour les membres de la Conférence Intercommunale de l’Urbanisme Commercial de travailler à définir les conditions du développement du commerce de proximité, à l’ordre du jour de la prochaine Conférence. »