L’ambivalence de cette situation est alors complexe pour l’élu-e qui d’un côté comme de l’autre ne veut pas décevoir mais ne doit pas aussi manquer à ses fonctions, ses missions et son éthique.

Ensuite, sur le plan national, le travail de législateur/législatrice demande un exercice à temps plein car la création ou la modification d’une loi est complexe et nécessite de nombreuses auditions, des débats, des propositions d’amendements, des votes … Or, comment le parlementaire peut-il trouver le temps nécessaire pour légiférer et dans le même temps exercer des fonctions exécutives locales ?

Il est évident que l’exercice de plusieurs mandats éloigne l’élu-e de ses missions.

Ainsi, la loi du 5 avril 2000 qui permet le cumul d’un mandat de parlementaire avec au maximum un mandat d’exécutif local doit être modifiée au plus vite. Cette possibilité de cumul ne doit plus s’appliquer. Pour les futures échéances électorales, nous souhaitons que sous l’autorité du bureau national du PS, seules les investitures qui respectent l’exigence du non-cumul soient validées.

Le non cumul des mandats est une exigence démocratique qui doit redonner du sens à l’action de chaque femme et homme politique, re-créer de la confiance et de l’intérêt pour l’action publique.

C’est pourquoi la section socialiste Brest rive droite souhaite voir appliquer, dès les municipales en mars 2014, le non-cumul d’un mandat de parlementaire, député-e, sénateur/sénatrice, député-e européen-ne, avec celui d’un exécutif local tel qu’il a été voté le 1er octobre 2009 par 71% des militants, à l’occasion de la consultation sur la rénovation du PS et qui depuis, a été largement plébiscité par les français-es.

La section socialiste Brest Rive Droite