Cette absence est surprenante. Elle qui parle de dépenses « somptuaires » à Brest, sans en préciser ni détailler aucune d’ailleurs, se permet de s’exonérer d’une obligation professionnelle. L’État peut-il se permettre le salaire conséquent d’un conseiller à la Cour des comptes qui ne fait « pas le job » ? Elle a également affirmé, lors de sa réunion publique à la Maison des Syndicats : « on ne nous dit pas tout ! » … En fait, son absence prouve surtout qu’elle n’écoute tout simplement pas ; lorsqu’on veut lui dit quelque chose qui la contrarie, elle se défausse.

Puisque la possible candidate de l’UMP - n’en déplaise certainement à Laurent Prunier - aux prochaines élections municipales à Brest n’a pas participé au délibéré du rapport sur les forces de sécurité publique, je me permets d’apporter à sa connaissance quelques chiffres concernant la police municipale et les caméras de vidéosurveillance.

Ainsi, le coût annuel pour une collectivité d’un seul policier est estimé par le rapport à 45 000 euros ! Une somme vertigineuse si l’on commence à augmenter les effectifs. Aix-en-Provence et Clermond-Ferrand, villes au nombre d’habitant équivalent à celui de Brest, ont des effectifs qui vont de 90 policiers pour la première à 40 pour la deuxième : le coût pourrait donc osciller pour notre commune entre 4 et 2 millions d’euros !

Concernant la vidéo-surveillance, le coût d’investissement est estimé, en moyenne, à 36.600€ par caméra et cela, sans compter le coût de fonctionnement !

Puisque B.Malgorn a promis de ne pas augmenter la fiscalité, sur Brest et BMO, il serait intéressant de savoir comment elle va financer sa principale mesure … mais là, c’est sûr, elle « ne nous dit pas tout » !