Dans le Ouest-France du 4 février, Alain Rousseau se dit soulagé que les couronnes et les galettes soient revenus dans les cantines brestoises mais s’inquiète de leurs éventuelles disparitions prochaines. Au-delà du fait que le candidat du FN réactive des rumeurs vieilles d’un bon mois et déjà infirmées à la fois ici même et par la presse (Ouest-France du 17 janvier), il est assez pathétique de le voir en inventer de nouvelles. On ne peut que supposer qu’à l’image d’autres candidats, il cache son manque de programme par de contre-vérités désolantes.

Voilà donc ce que nous écrivions à ce sujet il y a un mois :

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux subissent une avalanche de réactions offusquées et agressives à la rumeur que la ville de Brest aurait interdit galettes des rois et couronnes dans les écoles. Et ce, pour la deuxième année consécutive en plus.

Avant toute chose, revenons sur les faits. L’an dernier, chaque galette servie dans les restaurants scolaires des écoles publiques de la Ville de Brest était accompagnée d’un nombre important de couronnes comportant une publicité et un message distinctif. Ces inscriptions étaient contraires à la tradition. Le délégataire avait donc pris la décision de les retirer. Les galettes, elles, avaient pu, comme il se doit, être dégustées par les enfants.

A nouveau, certains écrivent et affirment qu’il n’y aurait pas cette année de galettes dans les restaurants scolaires de la ville de Brest. Alors que le menu des restaurants scolaires publié comme chaque semaine dans les journaux du lundi, indique bien à la date de jeudi midi en dessert, galette. Et avec la galette une fève et une couronne sont associées. Ecrire et véhiculer le fait que les galettes et les fèves seraient interdites de restaurants scolaires à Brest est donc tout ce qu’il y a de plus faux.

Lorsque l’on regarde qui diffuse cette rumeur, on ne peut que constater que ce ne sont pas des adeptes forcenés de la République. On y trouve pêle-mêle des extrémistes religieux, des partisans du mouvement contre le mariage pour tous, et des militants de l’extrême-droite.

Des personnes qui, en plus de tenir des propos violents, voire diffamatoire, envers les élus brestois n’hésitent pas à diffuser une autre rumeur sur une interdiction du porc dans les restaurants scolaires des écoles publiques brestoises. Encore une fois, face à la réalité, les rumeurs même massivement relayées ne pèsent rien. Voilà la répartition des consommations de viandes et poissons servis dans les restaurants scolaire de la ville de Brest en 2013 : - 32 % de porcs : ce qui représente tout de même près de 23 tonnes ! - 28% de poisson - 20% de bœuf -20% de volaille

On est bien loin de l’interdiction !

Que ce type de personnes relaient des informations fausses et s’agitent derrière leur écran, ne nous étonne pas plus que ça. Mais que certains élus et militants de la droite brestoise puissent se permettre de le faire, cela est plus inquiétant. C’est au mieux, de l’inconséquence, et au pire, de la malveillance, dans une période que l’on sait électorale. A l’opposé, il serait à leur honneur qu’ils les condamnent publiquement.