Produire l’intérêt général pour un large territoire génère forcément quelques mécontents. Chaque arbre coupé dans la ville produit son lot de lettres de contestation de riverains, mais c’est pareil à chaque arbre replanté ! La réalité des uns est rarement celles des autres ! Tout changement génère une part de frustration et n’importe quel arbitrage se fait, par définition, au dépend de l’option qui n’est pas choisie.

“Choisir, c’est renoncer” dit un adage populaire. Diriger, c’est donc forcément générer des mécontents. La question que le politique doit se poser n’est pas celle de l’existence d’une minorité qui ne serait pas satisfaite, mais c’est de peser le bénéfice / coût d’un projet et de s’assurer que l’intérêt général a été préservé, voire développé.

Aujourd’hui, la campagne de madame Malgorn est loin de donner la vision d’un programme clair qui définirait sa conception de l’intérêt général, pour l’ensemble des brestois et des brestoises.

Aujourd’hui, madame Malgorn surfe sur quelques insatisfaits des projets des mandats passés, qui déchargent leur rancœurs sur la collectivité. Des mécontents dans la ville, mais aussi des mécontents politiques, d’anciens compagnons de l’UMP d’hier ou même d’avant hier (mandat 2001-2008), qui s’écharpent à coup de communiqués de presse chaque jour. Finalement, un programme de vieilles rancœurs politiques …

Construire son programme sur les seules remontées contestataires et non sur une vision d’avenir pour Brest, n’est-ce pas une parfaite définition du clientélisme ? Un clientélisme électoral qui peut aussi parfois prendre la forme du populisme, lorsqu’il s’appuie en plus sur de fausses accusations et un outrage permanent.