Gérard Cabon7 heures. J’appuie sur interrupteur et ça marche, la lumière est là ! Voyons voir si en tournant le robinet ça marche aussi, eh oui, ça coule ! Quand je pense à nos grands parents qui tiraient l’eau du puits !

J’entends les petits voisins qui partent déjà à l’école de la république gratuite et laïque. A midi, ils mangeront à la cantine un repas à prix préférentiel, car les revenus de la famille sont modestes.

Tiens, un bruit dans le quartier, c’est le camion de la répurgation qui passe.

La boulangerie est ouverte, ainsi que le marchand de journaux. Le centre médical est bien rempli aujourd’hui. Ici, c’est facile avec sa carte verte, pas besoin de paiement ainsi qu’à la pharmacie.

Les jardiniers de la ville sont en plein boulot : tonte, élagage. Et voici une camionnette du service propreté qui passe et ramasse les déchets déposés par des habitants indisciplinés.

Moi aussi je vais tondre et ensuite passer à la déchetterie qui est ouverte et bien utile. Ensuite, je passerai voir mes potes retraités pour prendre un pot et pleurer sur notre triste sort !!!

Un hélico survole la maison, direction l’hôpital public de la Cavale blanche. Est-ce celui du Samu, de la Protection Civile ou encore celui de la Marine, pour les sauvetages en mer ? En tout cas, il en passe tous les jours. Souhaitons ne jamais en être l’utilisateur.

Ce soir, j’irai chercher mon petit fils au foot ou des bénévoles bien sympas donnent un temps fou avec les gamins. Ils ont bien du courage ! Pendant cela, la petite reviendra de la Maison pour tous, où elle fait de la danse pour pas cher !

Après, les petits, les anciens ! Allons voir ma vieille maman. Ce matin elle a eu la visite de sa femme de ménage. Heureusement qu’elle a une aide pour la payer !! Ce soir une infirmière passera la voir et lui donner quelques médicaments ; ce sera l’occasion d’une petite conversation.

Ce soir tout est calme dans le quartier. Il y a un spectacle au Patro, donné par la troupe de théâtre. Je vais y aller.

Dimanche, il y a élections. Mais je n’irai pas, car on ne fait jamais rien pour nous !!

Gérard Cabon, Mars 2014