La droite brestoise, sans étiquette, emprunte de plus en plus les ficelles de l’extrême droite pour tenter d’exister politiquement. Dans l’incapacité à produire des contre-propositions cohérentes sur le développement de l’agglomération et les grands projets, elle se complaît dans un discours décliniste et défaitiste de Brest.

Mais force est de constater que ce discours n’a pas de prise sur les brestois, qui constatent par eux même le travail et les réalisations de nos élus sur la ville et la métropole. Aussi, face à cette impuissance politique, la tentation est grande d’utiliser les ficelles de l’extrême-droite, en jouant sur les peurs que génèrent nécessairement les faits divers d’une grande ville.

Ainsi, lors de la fusillade de mai à Kergaradec, le groupe d’opposition a surfé sur la peur face à un évènement légitimement choquant pour tout le monde (ici), accusant le Maire de laisser-faire et pointant du doigt le quartier de Pontanézen, alors qu’aucun élément de l’enquête ne permettait de faire le lien avec les habitants.     

Cette semaine à nouveau, lorsque les réseaux et la presse ont fait état de deux faits divers regrettables, la droite brestoise s’en est immédiatement emparée pour faire son beurre politique, loin de toute retenue et de respect pour le travail des forces de police et de justice. Le procureur de la République de Brest est venu rétablir les faits à Brest et aussi la réalité des violences commises (ici).

Brest serait-elle devenue le Far West que l’opposition brestoise décrit ?

Sur ces mêmes dernières journées, deux autres faits divers violents et choquants ont eu lieux en Bretagne : le premier à une fête à Combrit, ou le Maire de Pont L’abbé s’est fait braquer la recette de la fête (ici) et aussi à  Dinan où des jeunes s’en sont pris à une personne, puis directement à des policiers (ici).

L’opposition de Pont l’abbé a-t-elle accusé le Maire d’être responsable des violences qu’il avait subit ? On en doute. Le Maire de Dinan a-t-il été attaqué sur le laisser-faire de … sa police municipale ? On en doute aussi. Ces deux Maires porteraient-ils la même responsabilité sur leur territoire que le socialisme laisser-faire brestois ? Deux villes bien à droite, celles-là …

La violence de la société n’est ni le fait de politiques locales de droite, ni celles de gauche. L’agitation des peurs et l’instrumentalisation du discours sécuritaires pour des visées électoralistes sont généralement le fait de discours d’extrême droite. Nombre de sites de ce type relaient les faits divers violents, quand ils ne les fabriquent pas de toutes pièces pour tenter de créer un climat d’insécurité, de peur et pour finir, de replis sur soi (voire identitaire) de la population.

Nous condamnons fermement cette instrumentalisation des peurs portée depuis la campagne des municipales par la nouvelle opposition brestoise qui s’affiche sans étiquette. Si l’opposition brestoise continue ainsi, son étiquette s’apparentera bien dans les faits à celle de l’extrême droite.