Rien de tel qu’un marché libre.

Ce qu’ils vous disent. (remarque : ils = les défenseurs des marchés libres) Les marchés doivent être libres. Si l’État intervient, il rompt l’équilibre entre les parties d’un marché. Par exemple, si l’État limite le prix des loyers, certains propriétaires ne vont plus louer ; si l’État introduit une taxe sur les transactions financières, il y aura une dégradation des conditions de financement pour les entreprises (une entreprise qui exporte va vouloir s’assurer sur le taux de change ; puisqu’elle va être taxée sur cette assurance, elle va hésiter à exporter).

Ce qu’ils ne vous disent pas. C’est que le marché libre n’existe pas ! En effet, il existe toujours des règles et des limites dans tout marché. Par exemple, le marché boursier est rempli de règles : le délit d’initié y est proscrit. Un marché est « libre » uniquement parce que nous tenons les règles qui le régissent comme « normales ». Le caractère « libre » d’un marché est en effet politique. Quelques exemples : le marché d’esclaves a existé aux USA au XXe siècle : doit-on regretter les lois qui l’interdisent ? Non, ce sont des décisions politiques qui ont imposées son interdiction au désespoir ce certains défenseurs d’un « marché libre » !